Avant de retrouver instantanément des milliers de planches en ligne, beaucoup de jeunes lecteurs attendaient impatiemment leur journal de BD. Un nouveau numéro signifiait la suite d’une aventure, des héros familiers et parfois une surprise. Les journaux illustrés réunissaient plusieurs univers sur quelques dizaines de pages.
Pif Gadget est resté associé à l’idée d’un journal que l’on lisait et manipulait : les gadgets faisaient partie de son identité, même si les exemplaires anciens ne les ont pas toujours conservés. Un numéro d’avril 1974 présent dans la boutique Bouticlik est aujourd’hui un objet de lecture et de collection ; son annonce précise qu’il est vendu sans gadget.
Les revues Tintin, Spirou ou Pilote racontent également l’évolution du dessin, de l’humour et des feuilletons. Collectionner ces numéros, c’est se souvenir de personnages mais aussi retrouver les rubriques, les jeux et les petites annonces d’une époque. Leurs couvertures sont devenues de véritables marqueurs de mémoire.